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Fille ou garçon, peut-on influencer le sexe
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Fille ou garçon ? Peut-on vraiment choisir le sexe de son futur bébé ?

À chaque début de grossesse ou projet de conception, une question revient souvent dans les discussions des futurs parents : est-il possible d’influencer le sexe de l’enfant à naître ? Que ce soit par simple curiosité ou dans l’espoir d’un petit garçon ou d’une petite fille, le sujet fascine depuis des générations.

Entre hypothèses scientifiques, astuces de grand-mère et méthodes controversées, difficile de démêler le vrai du faux. Ce guide explore en profondeur les possibilités, les limites, et la réalité des différentes techniques, naturelles ou médicales, pour tenter d’orienter le sexe de son bébé.

Le fonctionnement biologique à l’origine du sexe du bébé

Le sexe d’un enfant est déterminé au moment précis de la fécondation, selon le type de chromosome porté par le spermatozoïde :

Type de chromosomeRésultat attendu
XFille (XX)
YGarçon (XY)

L’ovule féminin apporte systématiquement un chromosome X. Le sexe de l’enfant dépend donc exclusivement du spermatozoïde (X ou Y) qui réussira à féconder l’ovule. Statistiquement, la probabilité d’avoir un garçon ou une fille reste proche de 50 % à chaque grossesse.

Les méthodes naturelles : croyances ou véritables leviers ?

Plusieurs approches naturelles ont été proposées pour tenter de favoriser l’un des deux sexes. Bien qu’aucune ne soit validée scientifiquement de façon formelle, certaines continuent de séduire de nombreux couples.

La méthode Shettles : une stratégie basée sur le moment du rapport

Mise au point dans les années 1960, cette méthode repose sur des différences supposées entre les spermatozoïdes :

Type de spermatozoïdeCaractéristiques
Y (garçon)Rapide mais fragile
X (fille)Lent mais résistant

Selon Shettles :

  • Pour un garçon : rapport au plus près de l’ovulation, avec un environnement vaginal basique (favorisé par l’orgasme féminin).
  • Pour une fille : rapport 2 à 3 jours avant l’ovulation, sans orgasme féminin.

Limite : Aucune étude sérieuse n’a prouvé son efficacité, mais la méthode reste populaire.

La méthode Roberte : ajuster l’alimentation et le pH vaginal

Moins connue, cette méthode combine timing et hygiène de vie :

  • Pour avoir un garçon : rapports très proches de l’ovulation, pH alcalin, alimentation riche en sodium et potassium.
  • Pour avoir une fille : rapports plus éloignés de l’ovulation, pH acide, alimentation riche en calcium et magnésium.

Là encore, aucune validation scientifique n’appuie ces recommandations.

Le régime alimentaire ciblé : jouer sur les minéraux

Des régimes spécifiques (souvent appelés méthode Ducros ou diète calcium/magnésium) proposent d’agir sur la composition corporelle :

  • Objectif fille : consommer davantage de produits laitiers, légumes verts, amandes.
  • Objectif garçon : privilégier viandes, bananes, aliments salés.
ObjectifNutriments clés recommandés
FilleCalcium, magnésium
GarçonSodium, potassium

Ces régimes doivent être suivis avec prudence : ils peuvent être déséquilibrés et nécessitent un encadrement médical.

Le rôle du timing des rapports dans le processus de conception

L’idée est simple : jouer sur la longévité des spermatozoïdes pour influencer l’issue. Les spermatozoïdes X survivraient plus longtemps que les Y. Avoir des rapports quelques jours avant l’ovulation favoriserait donc les filles, tandis qu’un rapport le jour même serait plus favorable aux garçons.

Cependant, les études sur le sujet sont peu concluantes et l’efficacité réelle reste à prouver.

Les méthodes médicales : efficaces, mais soumises à des restrictions

Certaines techniques médicales permettent effectivement de choisir le sexe de l’enfant… mais elles sont très encadrées et, dans la plupart des cas, interdites à des fins non médicales en France.

Le diagnostic préimplantatoire (DPI) : une sélection embryonnaire précise

Pratiqué dans le cadre d’une fécondation in vitro (FIV), le DPI permet d’analyser les chromosomes des embryons obtenus en laboratoire. Seuls ceux correspondant au sexe désiré sont implantés.

MéthodeTaux de réussiteStatut légal en France
DPIPrès de 100 %Autorisé uniquement pour éviter les maladies génétiques graves

Cette pratique est autorisée dans certains pays étrangers, mais généralement à des fins médicales précises.

Le tri des spermatozoïdes : une technique encore rare

La méthode MicroSort trie les spermatozoïdes selon leur chromosome (X ou Y) avant une insémination. Le taux de réussite varie de 70 à 90 %, mais la technique est interdite en France.

Ce que disent les croyances populaires (et pourquoi c’est faux)

Les forums regorgent d’astuces farfelues qui n’ont aucun fondement scientifique :

  • Positions sexuelles spécifiques
  • Phases lunaires ou calendrier chinois
  • Forme du ventre ou envies alimentaires
  • Température ou alimentation du futur père

Ces croyances relèvent du mythe et n’ont aucune influence réelle sur le sexe de l’enfant.

Que faut-il vraiment retenir sur le choix du sexe du bébé ?

Type de méthodeFiabilitéEncadrement légal
NaturellesTrès faible, non prouvéeLibres d’usage
MédicalesÉlevée (DPI, MicroSort)Strictement encadrées

Dans l’immense majorité des cas, le sexe du bébé reste le fruit du hasard. Les techniques naturelles peuvent être amusantes à tester, mais ne doivent pas nourrir d’attentes irréalistes.

Une envie naturelle, mais une acceptation essentielle

Souhaiter un garçon ou une fille est un désir humain, mais l’essentiel reste de concevoir un enfant en bonne santé. Tester certaines méthodes peut renforcer la complicité du couple, mieux faire connaître son cycle ou encourager une meilleure hygiène de vie. Toutefois, il est essentiel de garder à l’esprit que :

  • Aucun résultat n’est garanti
  • Accepter l’imprévu évite frustrations et déceptions
  • Chaque enfant mérite d’être accueilli avec amour, peu importe son sexe
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